Le paradoxe du lave-vaisselle, ou la curieuse résistance à se faciliter la vie.
Sur le plan rationnel, les chiffres sont sans appel : plus de 60h gagnées par an et des milliers de litre d'eau économisés, par rapport à une vaisselle manuelle. Un lave-vaisselle, c'est un achat rentabilisé dans l'année (quel que soit le modèle et le taux horaire des 60h 😁).
Pourtant, beaucoup hésitent. Moi la première, il y a quelques années.
Et c'est rarement un problème de budget ou de place.
Sur un plan bien moins rationnel, quelque chose résiste. Une sensation diffuse que se faciliter la vie, c'est un peu tricher. Surtout pour une si petite besogne. Comme si l'effort avait une valeur en soi. La pénibilité comme preuve de mérite.
On retrouve exactement ce mécanisme en entreprise. La dirigeante qui garde tout dans la tête parce que "j'ai bonne mémoire". Celui qui ne structure pas parce que "pour l'instant ça tourne". Ou qui refuse de déléguer parce que "je n'ai pas besoin d'aide".
Ce n'est pas toujours une question de compétence ou de confiance. C'est parfois juste une croyance inconsciente que la difficulté rend légitime.
Spoiler : la pénibilité n'est pas une vertu !
Se faciliter la vie (avec un lave-vaisselle, une procédure documentée ou un renfort), c'est surtout se libérer du temps et de l'espace mental pour s'occuper de ce qui compte vraiment.
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Le week-end, je pose mes réflexions sur le systé-mic 🎤
Systé-mic #4 | Le paradoxe du lave-vaisselle 🧼
|Anne-Laure BOURGEOIS